Santé

En 2015, un quart de la population de 16 ans ou plus déclare une limitation durable (plus de 6 mois) dans ses activités habituelles en raison de problèmes de santé (d’après L’état de santé de la population en France. Rapport 2017. DREES et Santé publique France, 2017). Cette proportion est faible chez les jeunes (moins de 10 % chez les 16-24 ans), et augmente progressivement avec l’âge (30 % chez les 55-64 ans et 75 % chez les 85 ans ou plus).

Les normes minimales d'aptitude médicale à la conduite d'un véhicule à moteur sont définies dans l’arrêté du 21 décembre 2005 modifié et la directive 2006/126/CE prévoit l’évolution des textes selon les progrès scientifiques et techniques. Ainsi, les nouvelles avancées relatives aux addictions, à la vision, à l'épilepsie, au diabète (troubles de l’hypoglycémie), à l'apnée du sommeil et aux maladies cardio-vasculaires sont prises en compte.

Le présent chapitre présente plusieurs facteurs ayant une incidence néfaste sur les capacités de conduite. On y compte donc les addictions, la prise de médicaments ayant des effets secondaires altérateurs ainsi que la somnolence et l’hypovigilance. Le facteur défaut d’attention est pour sa part décrit dans un autre chapitre, car il n’est pas lié à l’état de santé (« mind wandering » ou le fait d’« avoir l’esprit ailleurs », utilisation du téléphone, manipulation de la radio ou du chauffage, etc…).

Les malaises et la fatigue sont deux paramètres pris en compte dans la mortalité routière. Chez les personnes de plus de 50 ans, ces causes concernent ¼ des conducteurs de véhicules de tourisme tués âgés de 65 à 74 ans et 35 % des 75 ans et plus (données 2017).

laboratoire d'analyses médicales