Analyses territoriales

La typologie des accidents est propre à chaque territoire. Les particularités de l’accidentalité corporelle s’expliquent par des mobilités différentes dans les zones rurales ou urbaines (usage de la voiture plus important à la campagne que dans les villes, vélos plus présents en ville…), une météorologie variant d’une région à l’autre, des comportements distincts selon les endroits, etc.

Dans ce chapitre, vous découvrirez les analyses de l’accidentalité et les spécificités de chaque territoire : les territoires ruraux, les territoires urbains et périurbains, ainsi que les Outre-mer. Un indicateur commun pour comparer l’accidentalité en fonction du territoire (comparaisons de départements, de régions ou même de pays) est le nombre de personnes décédées rapportées au nombre d’habitants. Les variations de la mortalité par million d’habitants entre régions sont plus faibles qu’entre départements, le nombre de personnes tuées par région étant plus élevés que par département, donc moins soumis aux aléas statistiques ou aux valeurs extrêmes.

Entre 2013 et 2017, la mortalité routière ramenée à la population en France métropolitaine se situe à 53, proche de la moyenne européenne. Dans les régions, la mortalité par million d’habitants et par an varie de 25 pour l’Île-de-France à 97 pour la Corse. 4 régions sur 13 ont un taux inférieur à la moyenne nationale de 53, toutes dans la moitié nord. Dans les départements, le nombre de personnes tuées par million d’habitants et par an varie de 17 pour les Hauts-de-Seine et Paris à 145 pour les Alpes-de-Haute-Provence (avec une valeur de 158 pour la Lozère, dont la population est bien inférieure à celle des autres départements). 30 départements sont en dessous de la moyenne nationale, principalement des départements très peuplés à forte composante urbaine.

La nature et la longueur du réseau routier varient fortement d’un département à l’autre. La longueur varie de moins de 3 000 km pour Paris, les départements de petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne) et le Territoire de Belfort, à plus de 20 000 km pour la Gironde, le Puy-de-Dôme et les Côtes-d’Armor. Si les proportions d’autoroutes et de routes nationales varient peu (entre 0 % et 3 % chacune), il n’en est pas de même pour les proportions de routes départementales et de voies communales, en lien notamment avec la présence de grandes aires urbaines :

  • routes départementales (hors Paris) : 14 % (en Seine-Saint-Denis) à 64 % (dans l’Aube) ;
  • voies communales (hors Paris dont seul 1 km sur 1 626 n’est pas sur une voie communale) : 34 % (dans l’Aube) à 84 % (en Seine-Saint-Denis).

Le nombre annuel moyen de personnes tuées pour 10 000 km de route sur la période 2013-2015 est compris entre 6 pour la Creuse et plus de 100 pour les départements de la petite couronne, les Bouches-du-Rhône et Paris (236).

silhouettes en bord de route