Observatoire des vitesses

La vitesse est en rapport direct avec la fréquence et la gravité des accidents ( modèles de Nilsson et d'Elvik). C'est pourquoi il est important de suivre les vitesses pratiquées pour comprendre l'évolution du nombre d'accidents et leurs conséquences. Les mesures des vitesses pratiquées sont effectuées pour le compte de l’ONISR par une société d’études spécialisée, selon une méthodologie par sondages.

Les vitesses mesurées par l’observatoire ne prétendent pas être représentatives de manière absolue de la circulation sur l’ensemble du réseau routier français. En revanche on considère que leur évolution dans le temps est bien représentative de l’évolution générale des comportements, autrement dit que ces observations ont une représentativité relative, sous la condition que le panel de points d’observation soit stable dans le temps. Les résultats de l’observatoire des vitesses sont donc intrinsèquement liés au panel de points de mesure qui l’alimentent.

Synthèse des résultats de l'année 2017

De façon générale, les vitesses moyennes pratiquées en 2017 par les véhicules de tourisme (VT) et les véhicules utilitaires légers (VU) évoluent légèrement à la baisse par rapport à l’année 2016 ; on observe ainsi selon le type de réseau routier une stabilité de la vitesse moyenne ou une baisse de l’ordre de 1 km/h. Seuls font exception les VU sur les routes à 2x2 voies, dont la vitesse moyenne diminue de 2,5 km/h entre 2016 et 2017. Il est à noter que la moyenne des vitesses observées de nuit est souvent plus élevée que la moyenne de celles observées de jour (entre +2 km/h et +8 km/h selon les réseaux routiers).

Les vitesses des poids lourds présentent en général une tendance plus nette à la baisse, souvent de l’ordre de 2 km/h, voire de 4 km/h pour les poids lourds de 2 essieux (PL2) sur les autoroutes de dégagement.

Environ 30 % des VT observés en 2017 sur les réseaux limités à 110 km/h dépassaient la vitesse maximale autorisée. Ce taux est de 23 % sur les autoroutes limitées à 130 km/h et de 20 % sur les routes à 2 ou 3 voies. En agglomération, il est particulièrement élevé sur les traversées de petites agglomérations (37 %) et les entrées-sorties d’agglomérations moyennes (46 %), mais n’est pas pour autant négligeable sur les artères en centre-ville d’agglomération moyenne (25 %).

Par rapport à 2011-2012, dernière période couverte par l’ancien dispositif de l’observatoire fondé sur un panel de points étoffé, la vitesse moyenne en 2017 est généralement similaire pour les poids lourds, du fait notamment de la baisse intervenue cette dernière année. Les PL à 2 essieux sur les autoroutes limitées à 130 km/h font exception, avec une baisse de l’ordre de 4 km/h. Pour les VT et les VU, elle évolue différemment selon le type de réseau :

  • elle augmente nettement sur les autoroutes de liaison : + 5 km/h pour les VT, et + 3 km/h pour les VU ;
  • sur les réseaux limités à 110 km/h (autoroutes de dégagement et routes à 2x2 voies), elle augmente également pour les VT, de fa-çon plus modérée (+ 2km/h), mais elle baisse légèrement pour les VU (- 1 à - 2 km/h) ;
  • elle est stable sur les routes à 2 ou 3 voies et baisse légèrement pour les VT sur les routes en traversée de petite agglomération (- 1 à - 2 km/h) ;
  • elle baisse sur les axes en agglomération moyenne (entrées-sorties et artères en centre-ville), de 0 à 2 km/h pour les VT et de 3 à 4 km/h pour les VU.

 

Vitesse moyenne (2009-2017) et taux de dépassement de la VMA (2017) des véhicules de tourisme, par type de réseau :

Graph-92_93-Bilan 2017

 

Le rapport complet ainsi que les précédents sont téléchargeables en haut à droite de la page.

En complément de l'observatoire des vitesses, vous trouverez l'article de l'observatoire des comportements.