Appel à Projets

La recherche en sécurité routière est un élément essentiel pour progresser dans la lutte contre l'accidentalité. L'enjeu est de comprendre les mécanismes complexes de l’accident et les dysfonctionnements du système de circulation composé de l’infrastructure, des véhicules et des usagers de la route.

Pour améliorer encore la visibilité de son offre de financement, la DSR organise des sessions annuelles d'appels à projets qui s’adressent à toutes les communautés scientifiques et à tous les acteurs, publics ou privés, impliqués dans la recherche en matière de sécurité routière.

Pour progresser dans la lutte contre l’accidentalité et atteindre les objectifs gouvernementaux, la recherche en sécurité routière est un élément essentiel. L’enjeu est de comprendre les mécanismes complexes des accidents, dysfonctionnements du système de circulation dus à des facteurs liés aux infrastructures, aux véhicules et aux usagers de la route.

Les grands objectifs en matière de sécurité routière étaient donc les suivants :

  •  A l’horizon 2020: passer sous le seuil des 2 000 personnes tuées sur les routes par an
  •  A l’horizon 2030: diminuer par deux le nombre de blessés graves (Déclaration de La Valette, mars 2017)
Appel à projets

Pour la période 2018-2022, la stratégie des appels à projets de la DSR s’oriente autour de sept thématiques :

1. Les usagers vulnérables 

Sont considérés comme vulnérables les usagers non carrossés (piétons, cyclistes et usagers de deux-roues motorisés), moins protégés et fortement impactés par le manque de visibilité et de perception par les autres usagers de la route. Pour améliorer leur sécurité, les efforts doivent porter sur le renforcement de l’utilisation des équipements de protection (casque cycliste, casque 2RM, protection gonflable, etc.), sur l’amélioration de leur visibilité et de leur prise en compte par les autres usagers motorisés ainsi que du partage de la route (éco-conduite, aménagement des voiries, organisation des systèmes de transports).

2. Les jeunes et les personnes âgées

Pour ces deux classes d'âge situées aux deux extrémités du spectre, le risque d’être tué sur la route ramené à la population est plus important. Elles doivent également faire face à des enjeux spécifiques : expérience de conduite ou pratiques à risque pour les jeunes ; déficiences associées au vieillissement pour les seniors et adaptation de leur mobilité, mise en place de systèmes de compensation.

Les dispositifs d’éducation routière, de formation continue et autres leviers d’action sont aussi particulièrement importants pour une meilleure compréhension des phénomènes en circulation et faire évoluer les comportements des conducteurs tout au long de leur vie.

3. La réduction du nombre de blessés graves

Dans la perspective de réduire les conséquences de l’accident, le nouvel objectif de réduction du nombre de blessés graves encourage à renforcer le recueil des blessés graves, les conditions du choc et le diagnostic des lésions, l’analyse de tout type de séquelles et le devenir de ces blessés graves. L’amélioration de la connaissance notamment permettra d’adapter les équipements des véhicules, de disposer de pistes d’amélioration des filières de prise en charge de secours et de soins, d’identifier les situations compliquées et la vie après l’accident (situation de handicap, réadaptation et réinsertion).

4. Les facteurs comportementaux : la vitesse, l’alcool, les stupéfiants, le non-respect des règles de circulation, le défaut d’attention et la perte de vigilance)

L’accident et la gravité de leurs conséquences s’expliquent par une combinaison de facteurs liés aux usagers, au véhicule et à la route. Les facteurs humains, liés aux comportements et à l’aptitude à la conduite, apparaissent dans plus de 90% des accidents corporels et constituent un potentiel important en termes de prévention.

5. Aides au respect des règles et à la circulation en sécurité

La sécurité des infrastructures et des aménagements routiers contribue à la réduction de la mortalité routière en améliorant pour le conducteur la compréhension et la visibilité de l’environnement routier. Le partage de la route implique le respect des règles de circulation qui s’appliquent à chaque usager et la lutte contre les comportements « infractionnistes ».

Pour impulser une politique locale de sécurité routière, l’appui aux collectivités locales et l’échange de bonnes pratiques entre gestionnaires de voirie doivent être renforcées.

6. Le véhicule intelligent

Ce thème vise à développer les technologies innovantes (aides à la conduite, systèmes de transports intelligents-STI, véhicule autonome) dans le domaine de la sécurité routière dans la perspective d’une transition vers la mixité (véhicules autonomes et autres) puis le renouvellement du parc automobile. Il consiste également à analyser les risques et bénéfices pour la sécurité de tous les usagers de la route (analyse des risques et des conséquences sur les comportements : perte de compétences, somnolence, distraction).

De nouvelles questions juridiques sont également soulevées en matière de cadre réglementaire, de responsabilité du conducteur, de modèle assurantiel, de protection des données personnelles et de potentielles menaces liées à la cybercriminalité.

7. L’évaluation de l’action publique en faveur de la sécurité routière et synergies avec d’autres politiques publiques

L’évaluation des politiques publiques de sécurité routière est nécessaire pour alimenter la réflexion sur la mise en œuvre des mesures et sur l’attribution réelle de leurs effets à la réduction de l’insécurité routière, dans une perspective d’amélioration de la prise de décision publique et de dimension interministérielle.

Une meilleure connaissance des coûts de l’insécurité routière permet également de prioriser les politiques publiques en fonction d’un indicateur coût-efficacité le plus pertinent possible et de faire prendre conscience de l’impact pour la société de la mortalité et de la morbidité routières.

Cet axe vise à améliorer le recueil de données quantitatives et qualitatives externes, mais aussi favoriser leur disponibilité et leur exploitation (bases de données, cohortes, outils informatiques, etc.) L’accroissement des données accessibles et leur croisement, couplé au développement de nouvelles technologies et expertises de collecte et d’exploitation des données, permettent de mieux mesurer et analyser les informations nécessaires à la mise en place de mesures efficaces.